Fiat 500 Collection : Histoire, Modèles, Importation

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La mythique FIAT 500

I) Rechercher une Fiat 500 :

Où la trouver ?

Les villes dans lesquelles se trouvent une majorité de Fiat 500 en circulation, et donc présentant la meilleure offre, sont incontestablement Rome et Gênes. Bonne nouvelle, sachant que Gênes n’est qu’à environ 160 kilomètres de la frontière française ! Epluchez donc les sites : autoscoot24.it, et subito.it, en vous concentrant sur ces deux villes.

Défauts de la Fiat 500

En dehors des points de contrôle habituels, regardez bien les bas et dessous de caisse ; en effet, comme beaucoup d’italiennes, la Fiat 500 est sujette à la rouille, et il est quasiment impossible d’en trouver une d’origine (donc sans que les bas et dessous de caisse aient été refaits), qui soit en parfait état. Le moteur aura souvent été refait, voir changé, mais c’est là beaucoup moins problématique que les points précédents qui peuvent, eux, faire grimper énormément la note. Pour vous aider, consultez la cote des voitures de collection : Côte LVA

Budget pour une Fiat 500

Pour une voiture en état correct, on entend par là avec le châssis sain (pas de corrosion, ni de rouille, ou très peu sur de petits points), moteur et boite fonctionnant et normalement entretenus, il faudra compter un minimum de 4 000€ à 5 000€.
Vous cherchez une voiture entièrement rénovée, et donc en état impeccable ? On sera dans une tranche de prix allant de 6 000€ à 10 000€.
Pour une voiture d’exception, c’est-à-dire un modèle relativement, voir très, rare, on ira de 10 000€ à plus … En effet, certain vendeurs proposent des 500 entièrement restaurées, à des prix avoisinant les 40 000€ !

Comment la rapatrier ?

Voir : Rapatrier une voiture achetée en Italie

Comment l’immatriculer en France ?

Rien de vraiment différent par rapport à une voiture plus récente. Lorsque nous avons questionné le service homologation de Fiat, il nous à été répondu qu’ils délivraient des certificats d’homologation complets (donc pas besoin de présenter la voiture au Service des Mines).
Vous pourrez bien sur immatriculer votre nouvelle acquisition en « collection », et profiter d’une assurance réduite :
Carte grise de collection

II) Histoire du modèle

« 500 Topolino », la moins chère du marché italien

La Fiat 500 « Topolino » est née du cerveau de l’ingénieur Dante Giacosa, fin 1934, sur la demande initiale du sénateur Agnelli de construire une voiture économique dont le prix de vente serait de « 5 000 lires ».
Si l’objectif de « 5 000 lires » fut dépassé (le prix de vente définitif fut fixé à 8 900 lires), la « 500 Topolino » restait la moins chère du marché italien. Elle était la plus petite voiture du monde alors construite en série, avec ses 3,20m de long, atteignait 85 km/h de pointe, et transportait 2 personnes et 50 kg de bagages en brulant 6 litres d’essence aux 100 km.
Sa conception technique était loin de la « Nuova 500 », mais c’est bien elle qui détermina le concept de voiture minimale qui confirma son succès avec les séries 500 et 600 Fiat.
L’ultime version de la « Topolino », la « 500 C », fut présentée au salon de Genève de 1949 pour ne plus changer jusqu’à l’arrêt des chaines de Turin en 1955.

Fiat 600

La « Fiat 600 », sortie en 1953, contribua à la motorisation de masse de l’Italie. Elle comportait une suspension à 4 roues indépendantes, des vitres coulissantes, des clignotants sur les ailes avant et des portes dites « suicide ». Elle annonçait la future « Nuova 500 ».

« La petite grande auto », (slogan utilisé à l’époque de son lancement), fut présentée le 4 juillet 1957, lors d’un grand cortège comptant, 500 Nuova, 500 transformables, ayant chacune à son bord une ravissante miss fleurie, qui traversa les rues de Turin avant présentation à la presse.
« L’automobile » n°136 d’aout 1957 titre : « Une menace pour les scooters », à l’annonce de la sortie de la « Nuova 500 ». Elle connut par la suite le succès que nous lui connaissons tous.

La dernière Fiat 500 (modèle R) sortit des chaines de production le 1er aout 1975.

III) Les modèles

« Nuova 500 » transformable – 1ère série : aout 1957 – novembre 1957

Il s’agit de la toute première 500.
Les particularités : vitres avant fixes, phares encastrés sans visière, clignotants avant oblongs sur les ailes, absence de chromes, ouïes d’aération sous les phares, grande capote, basculeur de clignotants sur le tableau de bord, réservoir d’essence plat occupant tout le coffre avant, rétroviseur intérieur arrondi sur le haut.
Seule option disponible : flanc blanc sur les pneus.
Moteur : type 110 000 / Cylindrée 479 cm3 / Puissance : 13 ch DIN / Vitesse max : 85 km/h

« Nuova 500 » transformable 2ème série : novembre 1957 – 1960

Fiat a tout de suite amélioré la 500, que le public jugeait trop dépouillée.
Les particularités : vitres avant descendantes par manivelle, visière en aluminium poli sur les phares, enjoliveurs de roues en aluminium poli, baguette courant sur les flancs, remplacement du basculeur de clignotants du tableau de bord par une manette intégrée au commodo, banquette arrière.
Moteur : type 110 000 / Cylindrée 479 cm3 / Puissance : 16,5 ch DIN / Vitesse max : 85 km/h

« Nuova 500 Sport Berline » : 1958 – 1960

Carlo Abarth s’empara dès 1975 de la « Nuova 500 », pour en faire une petite bombe de records. Elle se distingua dans de nombreuses épreuves, et remporta la victoire en 500 cm3 aux 12 heures d’Hockenheim.
Les particularités : toit en tôle nervurée, bandes latérales rouges et jantes rouges à enjoliveurs, absence de banquette arrière, compteur gradué jusqu’à 120 km/h, baguette de bas de caisse.
Moteur : type 110 004 / Cylindrée 499,5 cm3 / Puissance : 21,5 ch DIN / Vitesse max : plus de 105 km/h

« Nuova 500 » toit ouvrant : 1959 – 1960`

La principale différence avec la transformable était la pose d’un « hard-top » boulonné s’arrêtant à mi-toit, à la hauteur des ouvertures de portes, et permettant l’installation d’une demi-capote plutôt « toit ouvrant » que d’une capote.
Les particularités : pavillon tôlé arrière et demi-capote au dessus des places avant, plancher arrière cuvette, en cours de production abandon des ouïes avant remplacées par les clignotants sous les phares, et mise en place de répétiteurs sur les ailes.
Moteur : type 110 000 / Cylindrée 479 cm3 / Puissance : 16,5 ch DIN / Vitesse max : 95 km/h

« Nuova 500 Sport » toit ouvrant : 1959 – 1960

Quelques modèles de 500 Sport furent livrés en « toit ouvrant » à la demande de la clientèle.
Les particularités : toit ouvrant en toile, jantes grises et non plus rouges, clignotants sur la face avec répétiteurs sur les ailes, banquette arrière.
Moteur : identique 500 Sport Berline.

« Nuova 500 D » toit ouvrant 1ère série : 1960 – 1961

La venue de la « Nuova 500 » toit ouvrant fut dictée par la volonté de donner à la 500 un statut plus automobile que voiturette. La principale différence est que la grande capote, qui présentait comme inconvénients la perméabilité à l’eau, au froid, la difficulté de maniement et l’opacité de la vitre arrière en plastique par mauvais temps, à été remplacée par une capote plus petite.
Les particularités : clignotants sur la face avec répétiteurs sur les ailes, demi-toit rigide avec capote, baguettes de flanc et de bas de caisse, enjoliveurs de roues, nouveaux feux arrière en aluminium plus carrés, réservoir carré occupant la partie gauche du coffre.
Moteur : type 110D.000 / Cylindrée : 499,5 cm3 / Puissance : 17,5 ch DIN / Vitesse max : 95 km/h

« Nuova 500 D » toit ouvrant 2ème série : 1961 – 1965

C’est au salon de Turin de 1961 que quelques aménagements de confort apparurent sur la 500 D, nécessité de nouveauté oblige.
Nouvelles particularités par rapport à la 1ère série : cendrier de la planche de bord, bourrelet sous la planche de bord, pares-soleil rembourrés, lave glace à jet, banquette arrière rabattable.
Moteur : identique 1ère série

« 500 F » : 1965 – 1972

En 1964, d’importantes modifications vinrent changer le cahier des charges des règlementations en matière de sécurité. La plus importante était l’interdiction des portières à ouverture « dans le vent » ou « suicide ». Une dérogation fut accordée pour les modèles utilitaires en production (« Giardiniera » jusqu’en 1977). Fiat et Dante Giacosa songeaient depuis quelques temps à une refonte de la 500. Ces nouvelles dispositions ont précipité le mouvement. Bien qu’au premier coup d’œil, le seul changement soit les portes à ouverture inversées, la 500 F est en fait entièrement remaniée.

Les particularités :

Portières s’ouvrant « dans le bon sens » ; pare-brise agrandi, gouttière courant tout le toit ; cercles de phares chromés ; capot avant sans baguette ; feux arrière anguleux en plastique ; pas de baguettes de flanc ; macaron avant en plastique chromé ; compteur de vitesse gradué jusqu’à 120 km/h, boite à gants en plastique ; réservoir en long dans le fond du coffre.
Moteur : type 110F.000 / Cylindrée : 499,5 cm3 / Puissance : 18 ch DIN / Vitesse max : plus de 95 km/h

500 L ou Luxe : 1968 – 1972

En 1968, les temps changent, et la 500 glisse petit à petit de voiture de masse à seconde voiture, voiture de « Madame » ou « citadine » par excellence. Pour cela Fiat lance une version « Luxe » ; mieux équipée pour le confort des passagers, et armée pour résister aux épreuves de stationnement.
Les particularités de la L par rapport à la F : Tube de protection supplémentaire sur le pare-choc avant ; face avant non percée avec logo trapézoïdal, sigle arrière L Fiat à trapèzes ; tableau de bord allongé emprunté à la 850 normale ; planche de bord recouverte de simili noir, volant à branches ajourées noir mat style sport ; moquette au plancher ; vide-poches central ; vide-poches de portières ; sièges avant à dossier réglable ; sellerie luxe ; dispositif antivol sur les colonnes de direction sur les versions françaises.
Moteur : type 110F.000 / Cylindrée : 499,5 cm3 / Puissance : 18 ch DIN / Vitesse max : plus de 95 km/h

« 500 R » : 1972 – 1975

Le principal changement fut le moteur à l’alésage augmenté à 73,5 mm, donnant une cylindrée de 594 cm3. Le « R » signifiait « Rinnovata = Rénovée.
Les particularités : face avant ornée du nouveau sigle Fiat; jantes de la 126 tout en tôle sans enjoliveurs permettant de monter une taille de pneus de 135 de large.
Modèle diffusé uniquement en Italie, Allemagne, Suisse, Belgique.
Moteur : type 126 000 / Cylindrée : 594 cm3 / Puissance : 18 ch DIN / Vitesse max : plus de 100 km/h

« 500 Giardiniera » : 1960 – 1977

Ce modèle vint en remplacement de la 500 C Belvédère, destiné aussi bien à une clientèle familiale qu’aux artisans/commerçants dont le travail nécessite l’emploi d’un petit véhicule économique avec grande capacité de chargement. L’ingénieuse disposition des organes mécaniques abaissant le centre de gravité, et libérant l’espace de chargement, font de la « Giardiniera » un véhicule extrêmement bien conçu pour un des plus petits break du monde. Le succès de cet adorable petit break se perpétua jusqu’en 1977, sous la griffe « Autobianchi » ; à partir de 1968 on lui apposa sur la face avant une nouvelle moustache composée d’une fausse grille centrale, et de deux barrettes horizontales, ainsi qu’un petit sigle « Autobianchi en bas à droite.
Moteur : type 120 000 / Cylindrée : 499,5 cm3 / Puissance : 17,5 ch DIN / Vitesse max : plus de 95 km/h

500 : Les modèles rares

– Abarth : plusieurs modèles de 500 Abarth ont vu le jour entre 1958 et 1971, de la « 500 Pininfarina », à la « 695 esse », en passant par la « 595 SS Assetto Corsa », ou la « 695 esse esse Asseto Corsa ».

– Jolly : il s’agit d’un modèle prisé car complètement ouvert (sans portes) avec des sièges en osier et une petite toile type « para-sol ». Plusieurs modèles existent dont la « Ghia Jolly » (premier modèle de la Joly), et la « Giardiniera Jolly » (Giardiniera pick-up).

– Giannini : De la « 500 TV », à la « stradale », en passant par la « 590 GT » ou la « 500 Montecarlo », une pléiade de petites merveilles agressives et sportives…

 

Sources : un grand merci à Jean-Jacques de GALKOWSKY et son livre « ALBUM FIAT 500 »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fiat_500_(2007)